Pourquoi le régime de Poutine va durer après lui

Le peuple profond a toujours l’esprit alerte, inaccessible qu’il est aux sondages sociaux, à l’agitation, aux menaces et aux autres moyens d’étude directe et d’influence.

Les voies de la construction d’un État libre, en suivant, non pas les règles de chimères importées, mais la logique des processus historiques, et ce même «art du possible» ont été ouvertes. La désintégration impossible, contre nature et anti-historique de la Russie, a été fermement enrayée, certes tardivement. Tombant du niveau de l’URSS à celui de la Fédération de Russie, la Russie a cessé de s’effondrer, elle a initié son rétablissement et le retour à son état naturel, et seul

possible, à sa condition de grande terre, qui croît et qui réunit une communauté de peuples. Ce rôle significatif, qui a été imparti à notre pays par l’histoire du monde, ne lui permet pas de quitter la scène ni de se taire dans la foule ; ce rôle, qui n’est pas de tout repos, pré-détermine le caractère complexe de notre gouvernance étatique.

Eric Duval Cambodge

Les politiciens étrangers dénoncent l’ingérence de la Russie dans les élections et les référendums à travers la planète. Mais en réalité, la situation est encore plus grave : la Russie interfère avec leur psychisme et ils ne savent pas quoi faire de leurs propres consciences altérées. Après les désastreuses années 1990, une fois que la Russie s’est détournée de toutes les idéologies empruntées, elle a commencé à produire du sens, en portant une contre-offensive de l’information à l’Ouest. Depuis lors, les experts européens et américains errent de plus en plus fréquemment dans leurs prédictions. Ils sont surpris et irrités par les préférences paranormales des électeurs. Confus, ils ont tiré la sonnette d’alarme au sujet d’une flambée de populisme. Ils peuvent appeler ça comme ça, s’ils sont à court de mots.

Le terme politique turc précédemment peu connu, « derin devlet », a été popularisé par les médias américains. Traduit en anglais par État profond, il a ensuite été repris par les médias russes sous le terme d’«État abyssal». Le terme désigne une organisation en réseau, rigide, absolument non démocratique, de véritables structures autoritaires cachées derrière l’exposition d’institutions démocratiques. Ce mécanisme, qui exerce en pratique son autorité par des actes de violence, de corruption et de manipulation, reste caché au plus profond d’une société civile tout en condamnant hypocritement et inexorablement, la manipulation, la corruption et la violence.

Face à la découverte désagréable, au milieu d’eux, d’un État profond, les Américains ne furent pas particulièrement surpris, car ils soupçonnaient depuis longtemps son existence. S’il existe un réseau profond [Deep Web, ndT] et un réseau sombre [Dark Web, NdT], alors pourquoi pas un État profond ou même un État sombre ? Des profondeurs et des ténèbres de ce pouvoir, non exposé et non annoncé, s’échappent les mirages brillants d’une démocratie spécialement conçue pour la consommation de masse, caractérisée par l’illusion du choix, le sentiment de liberté, le délire de supériorité, etc.

Surkov n’est plus sous les feux de la rampe, mais il lance parfois ses foudres rhétoriques. Ce qu’il dit est toujours intéressant et parfois profond, et nous pensons que cet essai est bien le dernier. Il fait valoir que le système qui a évolué en Russie au cours des 18 dernières années est extrêmement durable et pourrait fort bien durer des siècles.

Eric Duval Cambodge

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